Hauteur sous faîtage
Il faut au moins 1,80 m au point haut pour que l'espace soit vivable, et plutôt 2,20 m si vous voulez une vraie pièce sans sensation d'écrasement.
Couvreur Ambarès-et-Lagrave · Bordeaux Métropole
Gagner une chambre, un bureau ou une salle d'eau sans pousser les murs. On commence par vérifier ce que votre charpente autorise vraiment, puis on vous dit ce que ça implique — avant de parler travaux.
Avant de se projeter
Tous les volumes sous toiture ne se transforment pas en pièce à vivre. Six éléments décident, et ils se vérifient en une visite.
Il faut au moins 1,80 m au point haut pour que l'espace soit vivable, et plutôt 2,20 m si vous voulez une vraie pièce sans sensation d'écrasement.
En dessous de 30°, la surface exploitable fond très vite. À partir de 35 – 40°, on récupère une largeur de circulation confortable.
Une charpente traditionnelle libère le volume. Une charpente industrielle en fermettes le remplit de bois : il faut alors la modifier.
Le solivage a souvent été calculé pour porter un simple grenier. Le passage en pièce habitable impose de vérifier, parfois de renforcer.
Un escalier fixe prend de la place à l'étage inférieur. Ce métrage-là se décide au début, pas une fois les cloisons posées.
On n'isole pas sous une toiture qui prend l'eau. Si la couverture est fatiguée, elle se reprend avant, jamais après.
C'est le premier point qu'on regarde en montant, parce qu'il détermine le coût du projet bien plus que la surface. Une charpente traditionnelle, faite de fermes espacées reliées par des pannes, laisse un volume central dégagé. On y aménage souvent sans toucher à la structure, ce qui simplifie tout.
Une charpente industrielle en fermettes, courante sur les pavillons construits depuis les années soixante-dix, pose le problème inverse : un réseau serré de petites sections en W qui occupe tout l'espace. L'aménagement reste possible, mais il faut alors reprendre la descente de charges : on pose des poutres porteuses, on renforce le plancher, puis seulement on retire les entretoises devenues inutiles. Cette étape ne s'improvise pas et ne se traite pas à la tronçonneuse un samedi : c'est la toiture entière qui repose dessus.
Des combles aménagés sont la pièce la plus exposée de la maison : chaude en été, froide en hiver, avec toute la surface de toiture entre vous et l'extérieur. Deux approches existent.
Dans les deux cas, la ventilation compte autant que l'épaisseur. Une lame d'air continue sous la couverture et un pare-vapeur posé sans déchirure évitent la condensation qui, sinon, finit dans la charpente. C'est le défaut qu'on retrouve le plus souvent dans les combles aménagés par un non-professionnel.
Une pièce sous toiture sans ouverture reste un grenier amélioré. La fenêtre de toit est la solution la plus simple et la plus lumineuse : posée dans le rampant, elle apporte nettement plus de clarté qu'une fenêtre verticale de même surface. Nous posons les fenêtres de toit et traitons l'étanchéité du raccord, qui est le point sensible.
La lucarne ou le chien-assis coûtent plus cher mais créent de la hauteur utilisable au droit de l'ouverture, ce qui change l'usage d'un angle de pièce. Ils modifient l'aspect extérieur du bâti et relèvent donc d'une déclaration en mairie.
Aménager des combles crée de la surface de plancher, et cela ne se fait pas en silence. En règle générale, une déclaration préalable suffit jusqu'à 20 m² créés, et un permis de construire devient nécessaire au-delà — seuil porté à 40 m² dans les zones couvertes par un plan local d'urbanisme, ce qui est le cas de la plupart des communes de Bordeaux Métropole. Toute modification de l'aspect extérieur, lucarne ou fenêtre de toit, passe au minimum par une déclaration préalable. Et si les travaux portent la surface totale au-delà de 150 m², le recours à un architecte devient obligatoire.
Nous ne nous substituons pas à votre mairie, mais nous vous disons clairement ce que le chantier va déclencher comme formalités, pour que vous ne découvriez pas le sujet une fois l'échafaudage monté.
Le budget d'un aménagement de combles tient à quatre paramètres, et la surface n'est que le quatrième. Vient d'abord le type de charpente : passer des fermettes en volume habitable représente à lui seul une part importante du chantier. Ensuite l'isolation retenue, le sarking imposant de déposer la couverture. Puis les ouvertures, une lucarne coûtant plusieurs fois le prix d'une fenêtre de toit. Enfin le niveau de finition souhaité, selon que vous vous arrêtez au hors d'air ou que vous allez jusqu'à la pièce prête à vivre.
C'est pour cette raison que nous ne donnons jamais de prix au téléphone. Une visite, des mesures, et un devis qui distingue chaque poste : vous voyez ce que vous payez et vous pouvez arbitrer.
Nous intervenons sur tout ce qui touche à l'enveloppe : reprise ou modification de la charpente, renforcement du plancher, isolation, écran sous-toiture, couverture et pose des ouvertures. Pour le second œuvre — cloisons, électricité, plomberie, peinture — nous travaillons avec des artisans que nous connaissons, ou nous nous coordonnons avec les vôtres si vous en avez déjà.
Questions fréquentes
1,80 m sous faîtage est le minimum pour que l'espace soit exploitable, et c'est aussi la hauteur à partir de laquelle la surface compte comme surface habitable. En pratique, on vise plutôt 2,20 m au point haut pour obtenir une pièce agréable. Attention : l'isolation par l'intérieur consomme une quinzaine de centimètres, il faut les déduire avant de conclure.
Non, mais c'est plus lourd. Il faut reprendre la descente de charges avec des poutres porteuses et renforcer le plancher avant de retirer quoi que ce soit. C'est un vrai travail de charpentier, pas un chantier de bricolage : toute la toiture repose sur ce réseau. Une fois fait, le volume est le même que dans une charpente traditionnelle.
Pas systématiquement, mais si la couverture a plus de trente ans ou montre des signes de fatigue, c'est le bon moment : l'échafaudage est en place et on évite d'isoler sous un toit qu'il faudra ouvrir dans cinq ans. C'est aussi la seule occasion où le sarking devient intéressant, puisqu'il se pose par l'extérieur.
Une déclaration préalable en général, un permis de construire au-delà de 40 m² de surface créée en zone couverte par un PLU — ce qui est le cas de la plupart des communes de Bordeaux Métropole. Toute ouverture nouvelle visible de l'extérieur passe au minimum par une déclaration. Renseignez-vous auprès de votre mairie, nous vous indiquons ce que le chantier déclenche.
Cela dépend entièrement de la charpente et du niveau de finition. Une isolation et une pose de fenêtres de toit sur charpente traditionnelle se traitent en quelques jours. Une transformation de fermettes avec renforcement de plancher et création de lucarne s'étale sur plusieurs semaines. Le devis précise le délai.
Notre métier, c'est l'enveloppe : charpente, plancher, isolation, couverture, ouvertures. Pour le second œuvre nous travaillons avec des artisans que nous connaissons, ou nous nous coordonnons avec les vôtres. Vous gardez la main sur le choix.
Ambarès-et-Lagrave, Bordeaux, Bassens, Carbon-Blanc, Saint-Loubès, Sainte-Eulalie, Lormont, Cenon, Saint-Vincent-de-Paul, Yvrac, Artigues-près-Bordeaux, Izon, Vayres, Libourne et l'ensemble de la Gironde. La visite technique et le devis sont gratuits.
Dites-nous ce que vous imaginez et l'âge de votre maison. On passe mesurer la hauteur et regarder la charpente, puis vous recevez un devis détaillé. Visite technique et devis gratuits.
12 rue Chante Alouette, 33440 Ambarès-et-Lagrave
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