Réparer ou refaire : comment on tranche
C'est la première question, et elle ne se règle pas au nombre de tuiles
cassées. Ce qu'on regarde en montant, c'est l'état du support
— liteaux, chevrons, écran sous-toiture s'il y en a un — et la
répartition des désordres.
Quelques éléments cassés au même endroit, après un coup de vent ou une
branche tombée ? C'est une réparation : on remplace, on
vérifie les rangs voisins, l'affaire est réglée dans la journée. En
revanche, si les cassures sont dispersées sur toute la surface, si les
liteaux sont noircis ou si l'on voit le jour depuis les combles, c'est
le support qui a cédé. Continuer à changer des tuiles une par une
revient alors à repousser l'échéance en payant deux fois.
Ce que comprend une réfection
Une réfection ne se limite pas à poser des tuiles neuves sur l'ancien.
Elle se déroule en quatre temps.
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Dépose et tri. On retire l'existant et on met de côté ce qui
peut resservir : sur une tuile canal ancienne, une partie des
éléments est souvent réemployable, ce qui préserve l'aspect d'origine
et allège la facture.
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Contrôle de la charpente. Une fois découverte, elle se voit
entièrement. C'est le seul moment où l'on peut traiter une attaque
d'insectes ou remplacer un chevron sans surcoût d'accès.
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Écran sous-toiture et liteaunage neufs. L'écran crée une
seconde barrière contre les infiltrations et les remontées de neige
poudreuse. Les liteaux sont reposés au pureau exact du matériau
choisi : c'est ce qui garantit l'alignement et le recouvrement.
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Couverture et points singuliers. Faîtage, arêtiers, noûes,
solins, souches de cheminée, sorties de ventilation. C'est là que
passent la quasi-totalité des infiltrations, et c'est ce qui distingue
un travail de couvreur d'une simple pose.
La question de la pente
Chaque matériau impose une pente minimale, qui varie selon la région et
l'exposition au vent. La Gironde est en zone soumise aux vents
d'ouest : les valeurs y sont plus exigeantes qu'à l'intérieur des
terres. Une toiture trop plate pour son matériau prendra l'eau par
capillarité sous le recouvrement, quelle que soit la qualité de la pose.
C'est un point que nous vérifions systématiquement avant de proposer un
changement de matériau. Passer d'une tuile canal à une tuile mécanique,
ou l'inverse, n'est pas toujours possible sur une charpente existante —
et quand ça l'est, cela peut demander de reprendre la pente ou de
renforcer le support pour supporter un poids différent.
Ce qui fait varier le prix
Quatre éléments pèsent bien plus que la surface. L'accès
d'abord : une maison de plain-pied en lotissement et une échoppe
mitoyenne en centre-ville ne demandent pas les mêmes moyens. Le
matériau ensuite, l'ardoise naturelle et le zinc à joint debout
étant nettement au-dessus de la tuile mécanique. L'état du
support, qu'on ne connaît parfois qu'après dépose. Enfin le nombre
de points singuliers : une toiture à quatre pans avec deux
souches et trois noûes demande bien plus de travail qu'un simple
deux-pans de même surface.
Nous chiffrons après être montés, jamais au téléphone, et le devis
distingue chaque poste. S'il faut reprendre la charpente, cela apparaît
séparément : vous voyez ce que vous payez.
Assurance et garanties
Les travaux de couverture relèvent de la garantie décennale :
l'entreprise répond pendant dix ans des désordres qui compromettent
l'étanchéité ou la solidité de l'ouvrage. Nos interventions sont
couvertes par notre assurance professionnelle, dont l'attestation vous
est remise avec le devis. N'hésitez jamais à la demander, quel que soit
l'artisan : c'est votre seule protection réelle en cas de problème.